Because I’m free

Posté le Mardi 27 janvier 200923:27

J’aurais aimé prendre le temps d’écrire sur la fin navrante et très prévisible de la raclée infligée au Hamas par Israël, sur les précautions incroyables prises par Tsahal pour ne pas alourdir les pertes civiles, sur l’horreur des tactiques du Hamas visant à systématiquement mettre entre Tsahal et eux-mêmes des civils, sur l’hypocrisie des divers gouvernements arabes, sur la nullité extrême des médias… Mais je manque cruellement de temps et d’énergie.

Je vais au Canada en avril, si vous avez des amis là bas, je prête volontiers un appartement près de Paris (spacieux, calme, bien desservi, bien équipé…) contre un logement là-bas, côte Est de préférence, le but du voyage étant de régler d’énièmes formalités administratives.

Vous n’êtes pas bienvenu

Posté le Vendredi 19 décembre 200801:26

Sarkozy veut plus de diversité. Il a même un plan de relance de la diversité:

«Le plus grand danger qui guette notre modèle républicain, c’est que la République devienne un idéal désincarné, une République formelle et non réelle». Lors d’un long préambule sur une République aux valeurs devenues «virtuelles», le chef de l’Etat a fait dans sa veine volontariste qui le caractérise.

C’est certainement le plus grand danger, bien loin devant la faillite en vue de l’Etat (retraites, sécurité sociale, dettes déjà engrangées, déficit abyssal permanent…), devant tous les risques stratégiques/politiques mondiaux (je vous fais une « caricature » ?).  Alors, comme pour le Grand Réchauffement Climatique Imminent et O Combien Porteur de Grands Cataclysmes (inondations canicules épidémies tempêtes et fléaux divers variés tous plus méchants les uns que les autres), il faut agir tout de suite! Et agir, en langage politique, ça veut dire utiliser le pouvoir, la force, pour « corriger » la réalité, qui bien que réelle n’en est pas moins incorrecte (politiquement) et donc mérite une bonne correction!

Evidemment, quelque part, un pauvre quidam se prend ladite correction en pleine tronche: soit une taxe, soit une règlementation. On a plus le droit de fumer dans les bars. On doit payer 50 centimes par boîte de médicament remboursée par la Sécurité Sociale. On doit payer 0,9% de notre abonnement à Internet pour financer la télé « publique ». On doit payer encore sur notre mutuelle une taxe pour la Sécurité Sociale (oui, celle qui nous rembourse que dalle et du coup on doit obligatoirement prendre une mutuelle…). On doit raquer pour un « diagnostic amiante » et un « diagnostic énergétique » quand on revend un logement. Et puis on doit avoir notre petite veste jaune et notre triangle orange dans nos voitures. Et des exemples comme ça on pourrait en sortir sur des pages entières, des volumes entiers tellement la France est perclue de règlementations et taxes.

Et une nouvelle fois, Sarkozy va donc punir des innocents pour les crimes supposés des autres:

Principale annonce, il veut «que 30% des places dans chaque lycée préparant aux concours des grandes écoles soient réservés «aux meilleurs lycéens boursiers» à la rentrée 2010» (et 25% dès septembre 2009).

Pour améliorer les chances de vos enfants d’intégrer une classe prépa, faites chuter vos revenus. Même si leurs notes baissent, un quota leur sera réservé. Et c’est comme ça que des gamins brillants ne pourront pas entrer dans une grande école, la route leur ayant été barrée par un quota. Leur tort: ne pas avoir été assez pauvre.

About Obama

Posté le Dimanche 15 juin 200816:43

Dans son discours d’investiture à la candidature démocrate, The Chosen a parlé en ces termes:

I am absolutely certain that generations from now, we will be able to look back and tell our children that this was the moment when we began to provide care for the sick and good jobs to the jobless; this was the moment when the rise of the oceans began to slow and our planet began to heal … . This was the moment – this was the time – when we came together to remake this great nation. »

Comme je n’ai pas trouvé la traduction en français, je vous la donne:

Je suis absolument certain que dans plusieurs générations, on regardera en arrière et on dira à nos enfants qu’aujourd’hui est le jour où on a commencé à donner des soin aux malades, à donner du travail aux chômeurs, que ce jour a marqué le début de la baisse de la hausse (sic) des océans et que notre planète a entamé sa guérison.  C’est aussi le jour, il était temps, que nous nous unissions pour ensemble reconstruire cette grande nation.

Wow. Il va faire baisser le niveau des océans et guérir la planète. Quel mégalomane. Et ça ne fait pas rire Mark Steyn:

Speaking personally, I don’t want to remake America. I’m an immigrant, and one reason I came here is because most of the rest of the Western world remade itself along the lines Sen. Obama has in mind. This is pretty much the end of the line for me. If he remakes America, there’s nowhere for me to go – although presumably once he’s lowered sea levels around the planet there should be a few new atolls popping up here and there.

Moi non plus je ne ris pas. Je serai bientôt un habitant d’Amérique du Nord, un voisin d’Obamaland peut-être. Si Obama transforme les Etats-Unis en Europe bis, où irai-je ?

La mascarade démocratique

Posté le 00:26

Petit point à J+1 sur le « non » irlandais sur 20 minutes.fr:

Traité de Lisbonne: «pas d’autre solution» qu’un nouveau vote des Irlandais:

A vote gênant, nouveau vote? Comment faire pour que  «l’incident irlandais ne devienne pas une crise», selon l’expression de Nicolas Sarkozy, qui s’exprimait samedi lors d’une conférence de presse commune avec George W. Bush? Alors que la France doit prendre la présidence de l’Union européenne le 1er juillet, son gouvernement commence à chercher comment sortir de la crise institutionnelle créée par le «non» irlandais. Et, il n’y a «pas d’autre solution» pour sauver le traité européen de Lisbonne qu’un nouveau vote des Irlandais, selon le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, interviewé samedi sur Europe1. Mais ce vote pourrait avoir lieu après une «adaptation» du texte pour ce pays.

«Il faut que le processus de ratification aille jusqu’à son terme (…) et pendant ce temps-là laisser le temps de la réflexion aux Irlandais, savoir si moyennant quelques médiations ou une demande de leur part ils peuvent revoter.» «Il est trop tôt pour savoir ce qu’ils vont nous demander», a-t-il ajouté, ajoutant qu’un Conseil européen prévu les 19 et 20 juin pourrait être l’occasion pour le Premier ministre irlandais de faire part de son «analyse».

L’hypothèse de cette «médiation», qui interviendrait «au terme du processus de ratification« des 26 autres pays membres de l’UE, est que l’on «se mette d’accord avec les Irlandais sur une demande a minima qui ne rouvre pas (le dossier des institutions)», a dit le secrétaire d’Etat français.

«Les Irlandais ont un statut neutre, ils peuvent demander à être exonérés par exemple véritablement de ce qui est la politique européenne de sécurité et de défense dans le cadre du nouveau traité», a-t-il suggéré. Ce serait «une adaptation marginale qui ne concerne que les seuls Irlandais», a-t-il souligné.

«Soit ils revotent au terme d’une médiation, soit nous continuons à travailler dans le cadre actuel», a-t-il conclu.

Résumé: les irlandais revoteront sur un texte marginalement modifié. C’est la position officielle de l’Etat français. La souveraineté irlandaise ? Pffft.
Et maintenant une revue de presse du «non» irlandais:

L’«Irish Daily Mirror» évoque une «grave rupture entre l’establishment politique et le citoyen ordinaire», blâmant «l’arrogance du camp du oui» qui considérait un vote positif comme acquis.

Evidemment qu’il est arrogant l’establishment, il a les médias dans sa poche, l’UE à son service. Comme en 2005 en France; tous les journaux pour, tous les états majors pour, et les « gens », ceux qui bossent, ceux qui se demandent à quoi servent les jet-setters européens, avec leurs émoluments fantastiques, leurs avantages incontrôlés, et leur certitude d’être le Sens de l’Histoire.

Pour le «Times» de Londres, les Irlandais ont dit «non» à un projet qui était «jusqu’à présent nappé d’un jargon incompréhensible et auquel l’impulsion a été donnée par des fonctionnaires qui l’avaient inventé».

Sur le même registre, «Libération» souligne que l’Union «a besoin de démocratie, de pédagogie. Elle doit associer les peuples de l’Europe à sa construction». L’UE est «trop abstraite, trop loin des gens», martèle également «Ouest-France».

Libération souligne le besoin de démocratie ? On vient d’en avoir, dans un pays sur 27. C’est ça l’UE: la démocratie, un peu! Et puis il faut de la pédagogie, parce que vu que personne ne comprend à quoi elle sert à part pondre des lois débiles, siphonner des centaines de milliards de subventions, il faudra expliquer longtemps aux idiots que nous sommes!

En Allemagne, «Die Welt» (conservateur) fustige «les élites politiques européennes» qui considèrent que le peuple irlandais a rejeté le traité parce qu’il ne l’a pas compris. Mais «pourquoi (les Irlandais) auraient-ils dû approuver un Traité dont nul ne leur a expliqué l’utilité?»

Toujours la même rengaine: ils ont voté non parce qu’ils n’ont pas compris, parce que ceux qui votent non sont des cons.

Les deux grands quotidiens belges considèrent eux qu’il aurait mieux valu ne pas poser directement la question aux électeurs irlandais. «Il y a un vrai problème avec ces référendums occasionnels, qui permettent les plus extravagants parasitages du débat public», écrit «Le Soir», tandis que «La Libre Belgique» évoque l’«exercice inepte» consistant à soumettre à référendum des textes dont le «citoyen lambda» ne peut saisir tous les enjeux.

Au moins les belges y vont franco: la démocratie pose problème, passons nous de démocratie. C’est vrai que l’appel au vote c’est le parasitage du débat public, n’est-ce pas ? Et puis de toute façon le citoyen lambda est un imbécile, autant laisser aux grands chefs éclairés le soin de nous guider vers… ce qui leur chantera puisque les crétins de base sont incapables de comprendre les desseins de leurs maîtres.

Quelles qu’en soient les raisons, le «non» irlandais a déclenché un séisme politique d’ampleur inédite, observent nombre d’éditorialistes. «Un coup dur pour l’Europe», affirme aux Pays-Bas «De Volkskrant». Un «cauchemar européen», titre le journal bavarois «Süddeutsche Zeitung» (centre-gauche), qui redoute une «paralysie interne» de l’UE. «Sans doute le pire revers pour le projet européen en 50 ans», craint le quotidien espagnol «ABC» (conservateur).

Le fameux « projet ». Où démarre-t-il, où s’arrête-t-il ? Nulle part: c’est une fin en soi, le « projet » européen, pour les « élites ». Ils en vivent, volent de capitale en capitale, prennent des décisions « importantes », se saisissent de « dossiers », font la pluie et le beau temps sur des secteurs économiques via leurs lois…

Tous les journaux ne crient cependant pas à la catastrophe. Au-delà des commentaires triomphants des quotidiens eurosceptiques – à Vienne, le tabloïd «Kronen Zeitung» évoque un «miracle», tandis que le «Sun» britannique félicite les Irlandais pour leur «courage» – d’autres éditorialistes soulignent que cette panne institutionnelle peut permettre à l’Europe de prendre un nouveau départ.

Un nouveau départ ? Tut tut tut, vous n’y pensez pas: la direction est donnée, et à part des modifications mar

«Ce n’est pas la fin du monde», souligne en Allemagne la «Frankfurter Allgemaine Zeitung». «Le “non” de Dublin secoue l’Europe, mais est-ce une catastrophe?» s’interroge en Italie la «Stampa».

Des réflexions de bon sens.

Ce revers «ne signifie pas un bouleversement du calendrier», analyse à Stockholm le «Svenska Dagbladet», mais pourrait «pourrait alimenter le vieux rêve gaulliste d’une UE dirigée par un petit groupe, dit des grands pays, avec la France en pointe». «Dans le pire des cas, l’intégration (européenne) va se faire sur une autre base, celle de petits groupes de pays», avance aussi la «Pravda» en Slovaquie.

Pour Alain Duhamel, dans «Nice-Matin», «c’est une Europe à géométrie variable qui va se développer, avançant sujet par sujet avec ceux des pays qui le souhaitent».

Et une Europe qui se ferait pas du tout ? Parce que celle-là a prouvé sa nocivité…

3 générations plus tard

Posté le Lundi 2 juin 200822:14

Dans 30 ans, le Royaume-Uni sera une nation islamique. Oh, peut-être pas au sens iranien, saoudien ou lybien du terme, mais qui voudrait parier là-dessus ? Pas moi en tout cas. Mais dans 30 ans, ce que l’Europe ne sera sûrement pas, c’est au même niveau de vie que les Etats-Unis. Pour ça, il faudrait patienter 75 ans avec un différentiel de croissance 0.5 point chaque année en faveur de l’Europe:

The Association of European Chambers of Commerce in Brussels warned that the transatlantic gap had widened yet further in the past five years by all key measures, despite the pledge by EU leaders at the 2000 Lisbon summit to transform Europe into the world’s « most dynamic knowledge-based economy » by the end of the decade.

The EU-wide umbrella group, known asEurochambres said the EU’s overall employment rate was still stuck at levels attained by the United States in 1978, chiefly due to an incentive structure that discourages women from working and prompts early retirement by those in their fifties.

It found that the European Union’s research and development levels were achieved by America as long ago as 1979, while the lag time on per capita income is 18 years.

« It will take the EU until 2072 to reach US levels of income per capita, and then only if the EU income growth exceeds that of the US by 0.5pc, » the study said.

Comme le différentiel de croissance est en général dans l’autre sens et de l’ordre d’un ou deux points les « mauvaises » années (3 à 4% aux USA, 1 à 2% en Europe), dans 75 ans le plus probable est que la France et les autres seront loins derrière la Chine, avec une population sous-qualifiée, largement musulmane (avec les risques que cela entraîne, cf la situation anglaise)… En passant de France au Canada, je vais faire un bond de presque 20 ans dans le futur question niveau de vie.

Brittarabia

Posté le 21:41

Gone in thirty years:

If recent reports of trends in religious observance prove to be correct, then in some 30 years the mosque will be able to claim that, religiously speaking, the UK is an Islamic nation

(texte complet traduit en français sur drzz)

Mark Steyn note très justement:

Strange to witness one of the oldest and most successful of nations commit suicide without even being aware of what it’s doing.

Bizarrement en France, la classe politique ne semble pas décidée à jeter par dessus bord l’identité européenne, non seulement en défendant la liberté quand c’est nécessaire (pensez à la mobilisation autour de Charlie Hebdo dans l’affaire des « caricatures » de Mahomet), et aussi concernant le voile à l’école, ou encore l’affaire en cours de mariage annulé pour cause de non virginité de la mariée (au marié bien sûr, on ne lui demandera pas…). En Angleterre, le prosélytisme chrétien est réprimé. Eurabia devient chaque jour plus tangible, et je n’habiterai pas en Eurabia.

Note: Ne Cede Malis vise juste à propos de l’histoire absurde de mariage annulé. Mon propos n’est pas de dire qu’il ne faut pas annuler ce mariage (et je ne vois pas pourquoi il faut un juge alors que les parties sont d’accord!), simplement de souligner la réaction des politiciens.

Du pipeau et des sots

Posté le Lundi 19 mai 200823:30

Dans la série « pourquoi je m’en vais », deux exemples tout frais du jour.
1er exemple: Interview de Denis Baupin, adjoint Verts chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat à la mairie de Paris

Comment la Ville de Paris peut-elle se mettre au développement durable ?

Nous devons passer de la société du gaspillage à la société de la sobriété. La situation écologique globale est grave : tout le monde est d’accord sur ce point. Maintenant, il faut convaincre que les mesures doivent êtres mises en place très rapidement. Le plan climat parisien identifie 116 actions, pour avancer sur le logement, l’urbanisme, les transports, la consommation, les déchets… Nous allons, par exemple, lancer une étude sur les potentialités de l’éolien et du solaire à Paris.

Tiens, on passe de la société de consommation à la société du gaspillage! Maintenant que nous sommes tous riches, notre seul plaisir est de gaspiller, n’est-ce pas ? Ou peut-être que Denis Baupin juge que nous avons assez, consommer plus serait gaspiller ? Travailler plus pour gagner gaspiller plus ? Et qui va dicter où se situe l’excès et la sobriété ? Denis Baupin bien sûr!
Comment couper court à toute discussion: « La situation écologique globale est grave : tout le monde est d’accord sur ce point ». Et voilà. Tout le monde est d’accord ? Maintenant écoutez moi déclamer la solution. Et hop le tour est joué. Pas grave si l’affirmation est fausse, puisque « tout le monde est d’accord ». Qui est tout le monde ? La situation « globale » est grave ? Et donc les Parisiens (et inévitablement les banlieusards qui n’ont jamais leur mot à dire) doivent être soumis à la loi de Denis Baupin. S’il l’affirme, laissons lui les clés!

« Maintenant, il faut convaincre que les mesures doivent êtres mises en place très rapidement. »: qu’est ce que je disais ? Evidemment qu’il veut prendre des mesures immédiates! Sinon à quoi bon annoncer le déluge imminent ? Il aurait aussi pu dire: « Parisiens, sortez votre carnet de chèques » car la note sera pour vous!

« Le plan climat parisien identifie 116 actions, pour avancer sur le logement, l’urbanisme, les transports, la consommation, les déchets… » et bientôt tout un tas d’autres, pour rendre votre vie plus simple, avec toujours plus de déviations, de transports en communs saturés (ou en grève), un poids maximal de déchet par jour par habitant (et une police des poubelles comme en Angleterre ?), des thermostats bloqués à 19°C ou que sais-je encore ? Avec 116 actions, personne n’est à l’abri de la fièvre réglementaro-subventionniste de Denis Baupin!

 » Nous allons, par exemple, lancer une étude sur les potentialités de l’éolien et du solaire à Paris. » et qui commande l’étude en dicte le résultat. Nul doute qu’avec cette étude on rase Montmartre pour y mettre des éoliennes, et qu’on en plante au sommet de la Tour Eiffel!

Combien cela va-t-il coûter ?

Ça rapporte ! Cela permet de faire des économies et d’éviter les coûts qu’engendrerait l’inaction. Je veux faire travailler des économistes pour démontrer cela. Ça coûte un peu plus cher à l’investissement, mais sur la durée, on est gagnant. Comme pour les ampoules basse consommation.

Ahurissant: ça rapporte, et plutôt que de plancher sur la question, il fera travailler des économistes pour le démontrer. CQFD! Les économistes ne chercheront pas à établir la rentabilité, ils ont déjà le résultat à obtenir. Et on me traite de cynique quand j’affirme que qui commande l’étude en dicte le résultat!!!

Evidemment des calculs économiques sont faits TOUS LES JOURS par des millions d’acteurs, dont les acteurs privés, qui tiennent à leur fric, qui doivent rendre des comptes, qui font des choix difficiles. Bizarrement personne n’installe d’éoliennes, personne ne met de panneaux solaires (ou presque). A croire que ce n’est pas rentable! Il va donc falloir subventionner, pour un résultat misérable (pensez à l’ensoleillement de Paris…).

Le tourisme représente 40 % du bilan carbone de Paris. Que faire pour réduire ces émissions ?

C’est aussi 300 000 emplois. L’économie du low-cost a un avenir extrêmement sombre car le prix du pétrole flambe. Les touristes risquent de moins voyager, il faut l’anticiper. Nous devons travailler avec les tour opérator afin de les inciter à prendre le train pour leurs déplacements au sein de l’Europe.

300.000 emplois donc potentiellement beaucoup d’électeurs et de gros intérêts, qu’il ne faudrait pas froisser trop vite. Donc on annonce la couleur: c’est fini le tourisme de masse, bienvenue aux riches, à la jetset, aux bobos! Et pour anticiper le mouvement, rendons Paris encore plus cher et moins accessible! Les Allemands devront venir à Paris en train, les nouveaux riches Russes… prendont l’avion!

Vous n’êtes pas d’accord dans la majorité au sujet des antennes-relais. (de téléphonie mobile/GSM)

Avec Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’Innovation, nous voulons proposer une conférence de citoyens pour que la population et les experts s’accordent sur la façon d’aborder ce dossier. Je souhaiterais qu’elle se tienne à l’automne. Il s’agit d’un panel de Parisiens représentatifs qui vont avoir une séance avec des professionnels leur expliquant le fonctionnement des antennes-relais, puis une deuxième avec ceux qui s’inquiètent de leurs effets. Enfin, ils se réuniront et rendront des recommandations.

Une conférence de citoyens représentatifs, triés sur le volet on l’imagine par Les Verts! Cynique moi ? Réaliste!

Et voilà pourquoi je me tire de Paris (où je ne réside plus), ville interdite aux familles avec enfants (impossible de se déplacer, impossible de se garer, impossible de se loger), ville ghetto pour riches, bobos, artistes, squatteurs, fils de ministres (étrangers ou français) etc. Ras le bol.

2nd exemple du jour: L’académie des yamakasi

Une école d’acrobatie urbaine à Evry

Après des années de pratique, place à la transmission. Au coeur d’Evry (Essonne), les fondateurs du groupe Yamakasi, devenus célèbres pour enjamber le mobilier urbain dans toutes les positions, ont lancé ce week-end la première académie mondiale de l’art du déplacement*. Là même où ils ont inventé il y a plus de dix ans la pratique du « parkour ». « Beaucoup de personnes de tous âges souhaitent s’initier. Des profs d’éducation physique ou encore des policiers veulent se former. L’académie sera là pour encadrer de façon sécurisée l’apprentissage », assure Châun, l’un des fondateurs de Yamakasi.

Pour marquer le coup, des adeptes de l’acrobatie urbaine sont venus du Canada, d’Italie ou encore d’Angleterre pour participer à un stage hier matin sur les murs de briques rouges de la ville. Au pied de la cathédrale, une centaine de jeunes et d’adultes se sont essayés à de multiples acrobaties. « Evry est lieu de culte pour nous, explique Anthony, autodidacte venu d’Andorre. C’est comme un chrétien qui va à Rome pour prier. Alors être encadré par les Yamakasi dans une académie, il n’y a pas mieux. » D’ici à 2010, la ville d’Evry devrait être dotée d’un lieu spécifique dédié au parkour. Les stages, eux, débutent dès à présent. « Le cheval d’arçons, c’est désuet. Si l’académie peut introduire une façon ludique de faire du sport à l’école, alors ce sera déjà une belle avancée », assure Bruno Girard, producteur des Yamakasi.

Et ça va coûter combien ce bordel ? Financé par les contribuables français, voilà encore quelques millions engloutis. Et après Sarkozy va nous demander de travailler plus pour… ça ? Et que vient faire la religion là-dedans ? Allons, réécrivons le dernier paragraphe pour voir si un mollah demande ma tête:

« Evry est lieu de culte pour nous, explique Anthony, autodidacte venu d’Andorre. C’est comme un musulman qui va à la Mecque pour prier. Alors être encadré par les Yamakasi dans une académie, il n’y a pas mieux. »

Si y a pas mieux, je préfère aller vérifier ailleurs tout de même!

Enfin

Posté le Vendredi 11 avril 200808:58

J’ai reçu la lettre de l’ambassade canadienne: mon dossier sera traité dans un délai de 5 à 9 mois, après quoi mon visa sera délivré. Leurs fonctionnaires ne sont pas plus efficaces que les notres, et je sais très bien que là bas tout est loin d’être rose, je vais vers le moins pire, tout simplement. Et j’ai encore pris des piqures de rappel cette semaine au cours de déjeuners d’affaire, où j’ai entendu des discours sur « le capitalisme délocalisateur destructeur » (je résume) et un autre sur la nécessité impérieuse de l’impôt et des sévices publics associés. Tout ça par des cadres grassement payés, bien éduqués, dans des secteurs florissants, avec des perspectives excellentes, dans le cadre de restaus parisiens sympathiques…

Décidément je ne suis pas Français.

Faillite

Posté le Vendredi 2 novembre 200700:14

Faillite, a déclaré François Fillon:

« La France est un pays riche, qui heureusement a des ressources qui lui permettent de faire face à l’avenir, mais l’Etat est dans une situation critique », a-t-il déclaré, lors d’un entretien accordé à RTL.

« Cela fait 33 ans que la France n’a pas voté un budget en équilibre », a-t-il souligné, rappelant que la France avait 1 150 milliards d’euros de dette publique cumulée à la fin de 2006, et que le déficit de la Sécurité sociale devrait frôler les 12 milliards d’euros. « Ce n’est plus supportable », a-t-il lâché. Pour François Fillon, qui en a appelé au bon sens de « n’importe quel chef d’entreprise, n’importe quel chef d’exploitation, n’importe quel chef de famille », la priorité est de ne plus emprunter « pour financer ses dépenses de fonctionnement ».

« Situation de faillite »

Vendredi, lors d’une rencontre avec des viticulteurs corses, François Fillon avait déploré être « à la tête d’un état dans une situation de faillite sur le plan financier ». Il avait alors confirmé son intention de « ramener le budget de l’Etat à l’équilibre avant la fin du quinquennat ».

Et ailleurs ? On fait aller:

 La Chambre des communes canadienne a voté, mercredi 31 octobre, en faveur de nouvelles mesures fiscales dévoilées la veille par le ministre des finances, John Flaherty. Celui-ci a profité d’une désormais traditionnelle « mise à jour économique » d’automne pour annoncer de nouvelles réductions d’impôts et une baisse d’un point de la taxe sur les produits et services (TPS, équivalant de la TVA) à compter du 1er janvier 2008.

 

Au total, le gouvernement conservateur de Stephen Harper, minoritaire depuis vingt et un mois, met en branle un plan d’allégements fiscaux totalisant 60 milliards de dollars canadiens de 2007 à 2012 (43,6 milliards d’euros), dont 45 milliards pour les impôts des particuliers et 15 milliards pour les entreprises.

La conjoncture était propice à ces mesures. « Les fondements de notre économie sont solides, aussi solides que le Bouclier canadien (une zone géologique du nord et du nord-est du pays, composée de roche nue) », explique M. Flaherty. « Le taux de chômage est bas, l’investissement des entreprises soutenu et les dépenses de consommation vigoureuses, ce qui nous procure une plus grande marge de manoeuvre – dont peu de pays disposent – pour abaisser le fardeau fiscal des Canadiens et des entreprises », ajoute le ministre des finances.

Le Canada n’a pas encore subi les effets du ralentissement américain mais le risque est toutefois réel pour un pays si dépendant de ses exportations vers son puissant voisin. D’autant que sa monnaie vient de dépasser la parité avec le billet vert et a atteint, mercredi, son plus haut niveau en près de 130 ans face à la devise américaine.

Dans un contexte international de concurrence de plus en plus forte et de climat incertain de l’économie mondiale, le Canada doit faire « des choix stratégiques judicieux et continuer de foncer sans s’asseoir sur (ses) lauriers », a indiqué le ministre.

La baisse de 7 % à 5 % de la TPS, promesse électorale conservatrice, sera effective début 2008, après une première diminution d’un point en 2007. La mesure, qui coûtera 35 milliards de dollars d’ici 2012, a été critiquée tant par les analystes que par les partis d’opposition. Le chef libéral Stéphane Dion estime qu’il s’agit d’une « erreur grossière » et que l’argent aurait été beaucoup mieux employé en baisses d’impôts et investissements majeurs, notamment dans des infrastructures.

Les particuliers bénéficient de réductions importantes de l’impôt sur le revenu. Avec la baisse de la TPS, ils voient leur fardeau fiscal réduit de 4,8 milliards de dollars en 2007 et de 7,9 milliards en moyenne annuelle ensuite. Ces mesures « ne réduisent pas les écarts entre riches et pauvres », dénonce toutefois le Nouveau Parti démocratique (NPD).

Pour les entreprises, l’essentiel est « d’amorcer une nouvelle ère au cours de laquelle elles pourront compter sur une baisse constante et prévisible de leurs impôts », précise M. Flaherty. Au menu : la réduction d’un point du taux d’imposition des sociétés qui atteint 22 % aujourd’hui. L’objectif est de le ramener à 15 % d’ici à 2012. Le Canada aura alors le plus bas taux d’imposition sur les sociétés du G7 ! Le Bloc québécois et le NPD estiment toutefois que cette mesure profitera plus aux grandes entreprises qu’aux industries manufacturières et forestières, en situation précaire.

Le « mini-budget » révèle aussi que le gouvernement fédéral continue, comme ses prédécesseurs libéraux, à sous-évaluer ses surplus. Pour l’exercice qui prend fin le 31 mars, Ottawa avait prévu un excédent de 3 milliards de dollars canadiens… qui devrait se transformer, selon les prévisions actuelles, en près de 16 milliards de dollars. Le ministre a annoncé qu’il affecterait 10 milliards de dollars au remboursement de la dette, laquelle devrait passer sous la barre des 25 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2011-2012.

Qui payera les retraites en France ? Qui remboursera les dettes colossales de l’Etat français ?  J’émigre pour ne pas être une partie de la réponse.

La Constitution adoptée, la démocratie jetée aux orties

Posté le Dimanche 21 octobre 200709:51

Vive la démocratie:

« Après avoir bloqué la Constitution, vous comprendrez qu’en tant que chef de l’Etat, je ne verrai que des avantages à ce que la France montre l’exemple de l’adoption de nouvelles institutions », a affirmé M. Sarkozy, lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet européen de Lisbonne. Jeudi soir, il avait réuni le président polonais, Lech Kaczynski, et le président du conseil italien, Romano Prodi, pour surmonter les ultimes difficultés liées à l’adoption d’un traité qu’il a qualifiée de « très bonne nouvelle pour l’Europe ».

« Nous l’avions imaginé, nous l’avions rêvé, et bien le voici réalisé
, s’est félicité le chef de l’Etat, l’Europe s’est dotée d’un traité simplifié, j’avais eu l’occasion d’en avancer l’idée, voici donc l’Europe qui sort de dix années d’imbroglio institutionnel. »

Le traité constitutionnel européen a pourtant été rejeté par les Français lors d’un référendum.  L’Europe doit « avancer« . Sans le consentement des Européens.  Peu importe.

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