Le monde à l'envers

Sous le Soleil Noir

Aller simple

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Hier je commentais l’interview de « Hammer », traducteur iraqien pour l’armée américaine, par Michael Totten. Bien que l’intérêt essentiel réside dans son regard réaliste sur les conséquences aussi bien pour les Etats-Unis que pour l’Iraq d’un retrait américain d’Iraq, à mes yeux le passage suivant est le plus marquant:

Hammer: I don’t feel like I belong to this society. They think like each other, but they don’t think like me. I can’t continue with them

« Je n’appartiens pas à cette société. Tout le monde pense comme tous les autres, mais aucun ne pense comme moi. Je ne peux plus continuer avec eux. ». Je pourrais l’écrire en mon nom: je ressens la même chose ici en France. Ce n’est pas une simple question d’oppression, de danger, ou de niveau de vie: sans sentiment d’appartenance à une communauté que reste-t-il de ma « nationalité » française ?
Malheureusement, ce sentiment va croissant en Europe:

Et en creusant bien je pourrais certainement trouver des articles traitant de la fuite vers les pays anglosaxons au capitalisme débridé, sans couverture sociale et où les ponts s’écroulent faute d’impôts (comme j’ai pu l’entendre sur France 5 dans l’émission « C dans l’air ») des Suédois, des Danois, des Allemands, d’Autrichiens…

Si vous n’avez pas le courage de lire les divers articles listés ci-dessus, voici quelques extraits:

“A lot of them are quite young, and they’re not idle. They just can’t see a future for themselves in this country. They want to get married and settle down and buy homes, but they can’t see it happening here.

“And time and time again they are saying to us they don’t want to be seen as racist because they are quitting because of immigration. We tell them of course they’re not.”

« I’ve lived here, in this town, almost all of my life, and it just doesn’t feel like Holland any more, » the 42-year-old electrical contractor said, as he took a break from packing to sit with his wife and three young children in their narrow, cozy living room. « It doesn’t feel like the place where I want to raise my family. »

It’s no wonder that many French scientists are heading for greener pastures outside of France. Their destination of choice is the United States, where a talented researcher can work on the cutting edge of his chosen discipline, have more autonomy and earn three times or more what he could back home. Japan, Canada and Ireland are also popular destinations.

Maintenant c’est à mon tour de prendre un aller simple. J’ai déposé un dossier pour le Canada.

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