Le monde à l'envers

Sous le Soleil Noir

Israël toujours coupable

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Il y a quelques jours je me demandais à propos de la boucherie sur une plage de Gaza:

Si il s’avère qu’effectivement c’est bien un obus israélien qui a tué 8 personnes sur une plage de Gaza, que s’est il réellement passé ? Tir mal ajusté ? Ou bien la promenade du dimanche inclut d’aller voir les terroristes du Hamas tirer des roquettes ? À moins que ce ne soit les terroristes qui choisissent les plages pour tirer leurs roquettes ? Ils en sont bien capables!

J’ai appris entretemps:
– les plages sont effectivement utilisées pour tirer des roquettes
– ces zones sont fréquemment bombardées, et « off limits » pour les civils normalement.
– ces mêmes plages sont minées par le Hamas pour empêcher d’éventuels commandos israëliens de débarquer!

Mais aussi que:
– les services de « sécurité » palestiniens ont refusé aux Israëliens l’accès à la plage
– les médecins palestiniens ont tenté (sans succès) de retirer TOUS les morceaux de shrapnel des blessés avant de les transférer en Israël (car Israël, voyez-vous, soigne gratuitement les Palestiniens)
Bref, les Palestiniens ont refusé de coopérer à l’enquête:

Comment procéder à une enquête objective et contradictoire, quand l’autre partie refuse obstinément de coopérer, pratique la rétention de preuves et impose sa version des faits que nul ne pourra jamais vérifier en l’absence d’éléments de preuve indiscutables ? Telle est la situation surréaliste à laquelle est confronté l’Etat d’Israël, sommé de prouver sa bonne foi face au tribunal d’exception médiatique pour un prévenu condamné à l’avance. (Menahem Macina).

Au final, après enquête, il s’avère que c’est bien un « accident de travail » palestinien: Another senior Israel officer had concluded that it was a Hamas work accident where an explosion of a stockpile of Kassam rockets had caused the civilian fatalities., Israel succeeded in finding shrapnel in the body of a wounded Palestinian
who had been brought to Israel after being wounded in the Friday Gaza Beach
incident. Palestinian doctors attempted to remove all shrapnel before
transferring wounded to Israel but missed some.

Bon, maintenant que les faits sont établis, comment pensez-vous que les médias français répercutent l’information ?
TF1.fr rapporte l’information:

Tsahal se dédouane d’une explosion meurtrière

Selon les conclusions d’une commission d’enquête militaire rapportées mardi par les médias israéliens, Tsahal ne serait pas responsable de la mort de huit civils palestiniens tués dans une explosion vendredi sur une plage de Gaza.

Elle a établi que les huit Palestiniens, dont cinq membres d’une même famille, ont trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe ou d’une mine placée sur la plage par le Hamas pour gêner d’éventuels débarquements de commandos de la marine israélienne.

Libération ignore l’information, les dernières nouvelles datant du lundi 12 juin:

Vive émotion, samedi, à l’enterrement des cinq membres d’une même famille tués par un obus israélien.

Le Monde fait très très fort:

Une plage au goût de cendres
LE MONDE | 17.06.06 | 15h16 • Mis à jour le 17.06.06 | 15h16

Houda Al-Ghalia se trouvait, avec sa famille et des dizaines d’autres Palestiniens, sur une plage du nord de la bande de Gaza, vendredi 9 juin, jour de congé hebdomadaire pour les Palestiniens. Un peu avant 17 heures, une explosion a retenti, imputée à un obus israélien. Le père, la mère et cinq frères et soeurs de Houda ont été tués sur le coup. Des dizaines d’autres personnes ont été blessées, parfois grièvement.

Explosion « imputée » dont on sait maintenant sans doute possible qu’elle l’a été à tort. Pas grave, on continue d’écrire « imputée » en oubliant de dire par qui au passage: les Palestiniens, les médias toujours prêts à répéter un mensonge.

La fillette de 10 ans a échappé à la mort parce qu’elle jouait à l’écart. Comme souvent dans ce territoire exigu, les photographes et les cameramans de presse, présents en nombre dans les territoires palestiniens, ont pu parvenir rapidement sur les lieux, éloignés de quelques kilomètres seulement de la ville de Gaza. Ils ont pu saisir Houda Al-Ghalia quelques instants après le drame, en pleurs, auprès du corps sans vie de son père.

Comme souvent, les caméramans ne sont jamais très loins quand il s’agit de prendre de beaux clichés de victimes innocentes. Pallywood en action!
Et ça ne gêne pas Le Monde.

Après le drame de la plage, des militants pacifistes israéliens, très minoritaires dans la société depuis le début de la deuxième Intifada, ont manifesté, samedi 10 juin, devant le domicile du chef d’état-major de Tsahal, Dan Halutz. Cette manifestation a trouvé un écho dans la presse israélienne parce que l’une des filles du premier ministre, Ehoud Olmert, y a pris part. Quelques jours plus tard, le 15 juin, des intellectuels ont publié une lettre ouverte dans laquelle ils ont demandé l’arrêt des bombardements de Gaza, ordonnés en représailles aux tirs de roquettes artisanales palestiniennes en direction d’Israël.

Quid de l’enquête ? Allo ? C’est un journal ou le bureau des pleurs concernant la méchanceté de la société israëlienne, qui ne veut plus tendre l’autre joue ?

L’armée israélienne, qui avait, dans un premier temps, affiché ses regrets et décidé un arrêt de ses tirs d’obus, a ensuite présenté à son opinion publique une autre version de ce drame. Un rapport interne, rédigé sans que ses auteurs aient pu enquêter sur place, a estimé le 13 juin que l’explosion avait pu avoir été provoquée par une mine palestinienne, enfouie dans la plage. L’organisation américaine de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, présente à Gaza au moment du drame, a mené sa propre enquête et a conclu au contraire qu’un obus israélien était la cause « la plus probable » du carnage.
Gilles Paris

« sans que ses auteurs aient pu enquêter sur place », mais pourquoi donc ? Parce que les Palestiniens n’ont pas laissé l’accès pardi! Bref cela n’est certainement pas sérieux, c’est à destination de « l’opinion publique » uniquement, car ça ne leurre pas Human Rights Watch « présente à Gaza » donc forcément digne de confiance, certainement plus que l’armée israëlienne, qui confirme la version palestinienne…

Et voilà comment cette information de première importance tout de même est reléguée à un petit paragraphe dans un article concernant un autre sujet sur TF1.fr, n’est pas du tout rapportée dans Libé, et concernant Le Monde, on en attendait pas moins de la part du « quotidien de référence ». Référence du mensonge, de la propagande…

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