Le monde à l'envers

Sous le Soleil Noir

Histoire dirigée

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Rien ne peut échapper à l’Etat, du moins en France: tout est toujours contrôlé de plus ou moins loin, par subventions interposées, déguisées dans certains cas (presse), ou réglementé via de multiples lois, décrets, et autres bisbilles. Même l’Histoire n’y échappe pas: après tout, les historiens sont tous des fonctionnaires, ou du moins tous issus du monde universitaire. Contrôler les ressources des historiens (en étant leur unique employeur possible), contrôler les axes de recherche via les financements, contrôler l’enseignement via les programmes officiels, etc… ne suffit pas à satisfaire l’appétit des hommes politiques.
Puisque les historiens perdent du temps à chercher, à débattre, à se documenter, les politiciens légifèrent. Fini les tergiversations! Fini les colloques! Basta les débats! Ne pensez plus, nous avons écrit l’Histoire! C’est la Loi, nous sommes représentatifs du Peuple, il dit que l’Histoire est ainsi, et il ne saurait en être autrement. Ne cherchez plus, nous avons trouvé!

Aujourd’hui des historiens demandent à ce que toutes les lois interdisant les recherches sur des sujets historiques soient levées. Elles sont au nombre de quatre: loi Gayssot sur les crimes nazis, loi reconnaissant le génocide arménien (par les Turcs), la loi Taubira (traite de l’esclavage) et la fameuse loi récente avec son paragraphe sur la colonisation. D’autres s’insurgent et demandent à ce que la loi Gayssot soit maintenue, sans demander d’ailleurs qu’y soit ajouté un paragraphe sur les crimes staliniens, polpotistes, castristes, guevaristes, maoïstes. On peut faire plus simple: adopter le « 1er amendement »:

Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the government for a redress of grievances.

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